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Coronavirus : un dépistage possible grâce à un masque fluorescent ?

Coronavirus : un dépistage possible grâce à un masque fluorescent ?

  • 21 mai 2020
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Des chercheurs américains travaillent actuellement à concevoir un masque textile doté de capteurs capables de reconnaître la présence du coronavirus dans les gouttelettes respiratoires et de devenir fluorescents. Une méthode qui, si elle fait ses preuves, serait plus rapide, plus sensible et moins onéreuse que les méthodes actuelles de dépistage des malades.

Alors qu’en cette période de déconfinement, l’État se mobilise pour accroître le stock de masques grand public, gage de sécurité complémentaire aux gestes barrières et à la distanciation sociales, c’est un masque nouvelle génération qui pourrait voir le jour aux Etats-Unis. Comme l’affirme le site Business Insider US, des bio-ingénieurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et des chercheurs de l’université d’Harvard travaillent actuellement à l’élaborationd’un masque de protection bien particulier. Celui-ci aurait en effet la capacité d’identifier des cas de coronavirus SARS-CoV-2 en produisant un signal fluorescent lorsqu’une personne malade du COVID-19 tousse ou éternue.

Le produit en est encore à la phase de test, mais les chercheurs espèrent que cette technologie, si elle s’avère efficace, pourrait remédier aux défauts associés à d’autres méthodes de dépistage comme la vérification de la température dans les lieux publics. « Cela pourrait être utile dans les aéroports, aux contrôles de sécurité et lorsque nous attendons de prendre l’avion », explique l’homme qui dirige les recherches scientifiques, Jim Collins, à Business Insider US. « Vous ou moi pourrions l’utiliser sur le chemin du travail. Les hôpitaux pourraient l’utiliser pour les patients qui arrivent ou qui attendent dans la salle d’attente afin d’effectuer un dépistage préalable des personnes infectées. »

Identifier les malades le plus rapidement possible

Les chercheurs espèrent qu’à terme, les médecins s’en servent pour diagnostiquer les patients sur place, sans avoir à envoyer des échantillons à un laboratoire. Ces derniers estiment qu’un tel procédé a sa place en tant que dispositif de prévention à une époque où les tests de dépistage ne sont pas encore 100% fiables et où les retards de diagnostic ont entravé la capacité de nombreux pays à contrôler la progression de l’épidémie. « Il est essentiel de disposer d’outils permettant d’identifier rapidement les patients », indiquent-ils. Leur invention repose sur l’utilisation de capteurs capables de détecter la séquence génétique du nouveau coronavirus (ARN) à partir de particules respiratoires.

Ainsi, si de la salive ou du mucus contenant des particules virales entre en contact avec ces capteurs, ces derniers deviennent fluorescents en quelques heures. Mais ce signal n’est pas visible à l’œil nu : le laboratoire de Jim Collins utilise un appareil appelé spectrofluoromètre pour mesurer la lumière fluorescente. En dehors de ce laboratoire, les médecins pourraient utiliser des spectrofluoromètres portatifs pour scanner les masques des gens. L’équipe scientifique n’a cependant pas encore élucidé une question pratique, car elle se demande si les capteurs doivent être intégrés à l’intérieur d’un masque spécifique ou s’ils pourront être attachés à n’importe quel masque en vente libre.

Une méthode qui fonctionne pour plusieurs types de virus

L’équipe de chercheurs espère démontrer que le concept fonctionne dans les prochaines semaines. « Une fois que nous en serons à ce stade, il s’agira de mettre en place des essais avec des personnes susceptibles d’être infectées, pour voir si cela fonctionne dans un environnement réel », ajoute Jim Collins. Il s’avère que cette technologie d’identification a déjà été éprouvée puisque les capteurs ont déjà été testés pour détecter des virusqui causent le SRAS, la rougeole, la grippe, l’hépatite C, le vrus du Nil occidental et d’autres maladies. Mais le textile d’un masque n’était alors pas le support choisi, les chercheurs ayant utilisé des matières permettant des diagnostics peu coûteux : du plastique ou du quartz.

Ces capteurs étant très précis, ils sont même capables de détecter différentes souches d’un virus. Dans le cas du Zika par exemple, ils ont pu détecter deux souches d’Afrique, une d’Asie et une autre d’Amérique. Pour le coronavirus, les scientifiques ont pris en compte deux souches : une originaire d’Asie et une autre devenue plus courante en Europe, en Amérique et en Australie. Le dernier avantage de ce procédé concerne le fait qu’il permet de détecter la présence du virus aussi bien chez les personnes symptomatiques qu’asymptomatiques ou présymptomatiques, contrairement à la prise de la température. Les chercheurs espèrent commercialiser ce masque à grande échelle d’ici la fin de l’été.

source:https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-sante/coronavirus-un-depistage-possible-grace-a-un-masque-fluorescent-442948?fbclid=IwAR2L6cYPh5EO_1KffEvS0EPFOCpFEwFd9EQgM-Zjq075ZfqHlhRDlcPHGmI

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